« Les Etats-Unis, ce pays démocratique… », billet d’humeur apologétique par Bruno Adrie

Les Etats-Unis, ce pays démocratique dont l’élite prédatrice cherche toujours à imposer sa démocratie au prix de la manipulation, de l’assassinat, du coup d’Etat et, in fine, de la dictature. Ce pays qui pille l’Amérique latine depuis plus de cent ans et qui, pour perpétuer ce pillage éhonté, a besoin de faire croire au monde qu’il intervient pour de bonnes raisons. Ce pays dont l’idiosyncrasie n’avait pas échappé à l’oeil du diplomate Arthur de Gobineau qui écrivit en 1853 dans son Traité sur l’inégalité, à l’article « L’anglosaxon américain »:
« Sa nature raisonnante et amie des formes légales lui a fait trouver mille subterfuges pour concilier le cri de l’équité avec le cri plus impérieux encore d’une rapacité sans bornes. Il a inventé des mots, des théories, des déclamations pour innocenter sa conduite. Peut-être a-t-il reconnu, au fond du dernier retrait de sa conscience, l’impropriété de ces tristes excuses. Il n’en a pas moins persévéré dans l’exercice de tout envahir, qui est sa première loi, et la plus nettement gravée dans son cœur. »
Quand l’élite étasunienne parle de liberté et de démocratie, je me bouche les oreilles. Car alors je suis sûr qu’elle est tombée sur une contrée riche en pétrole, en gaz, en métaux ou… sur un os.
Quand les Etats-Unis réclament plus de démocratie chez un voisin (ou un lointain), je réponds Trujillo, Somoza, Banzer, Stroessner, Pinochet, Videla et j’en passe.
Ceci dit, force est d’admettre que la France et que le Royaume-Uni, pour ne citer que ces deux pays, n’ont pas fait mieux. Les conquérants ont intérêt à travestir leurs desseins et à présenter de bonnes raisons à leurs actions. Il vaudra toujours mieux passer pour un sauveur que pour un conquérant. Rien de tel qu’une bonne com’. Et, au Venezuela, Guaido, c’est de la com’, de la com’ en action. 

Bruno Adrie