« Le reclus de l’Elysée: ‘Je prends très au sérieux ce moment que nous vivons' », billet d’humeur égyptienne par Bruno Adrie

En promenade en Egypte, le reclus de l’Elysée a affirmé, peu après son arrivée: « Je prends très au sérieux ce moment que nous vivons. Je ne sais pas aujourd’hui ce qu’il donnera. Ce que je sais c’est que j’en tirerai des conséquences profondes ».
A Paris et en Province, les Gilets Jaunes aussi prennent très au sérieux ce moment qu’ils vivent. Ils ne savent pas non plus aujourd’hui ce qu’il donnera. Mais, ce qu’ils savent, c’est qu’ils en ont tiré des meurtrissures morales et des blessures profondes dont le pays – en excluant la haute bourgeoisie et le lumpenproletariat toujours à son service – gardera le souvenir longtemps après la chute du menteur maladif et de la clique de costumes qui froufroutent autour de sa triste figure.
Comme quoi, attribuées à des gens consistants, les paroles d’un inconsistant personnage peuvent tout à coup prendre de la consistance.
Quoi qu’il dise, un zombie ne pourra jamais laisser tomber que des paroles mortes.
Seuls les vivants rendent des mots qui vivent.

Bruno Adrie