« A lire d’urgence, un texte de Guy de la Fortelle sur les origines grand-bourgeoises et affairistes du fascisme », par Bruno Adrie

Je n’avais pas commenté la saillie – verbale – du très clownesque Bernardo Ravioli lorsqu’il avait affirmé, dans une émission intellectuelle de haut niveau dirigée par le gueulard à lunettes, que la cause du fascisme, c’était les peuples. Je ne l’avais pas commenté parce qu’on ne répond pas à un bruit, parce qu’on ne répond pas aux propagandes – qui par essence sont sourdes -, parce qu’on ne répond pas au haut-parleur, peu embarrassé de débattre, des intérêts de la grande bourgeoisie affairiste.
D’autre part, toute personne ayant un peu lu sait pertinemment qu’Hitler n’a été qu’un instrument des Junkers et des monopolistes de la Ruhr et… des barons voleurs étasuniens, et que si la droite traditionnelle avait suffi à maîtriser les communistes et à garantir des taux de profit élevés, ou si Hitler avait été de gauche – comme ont réussi à s’en convaincre certaines limaces sursalivaires de la droite à pensée lente – l’agité à chemise brune ne serait jamais devenu le chancelier du Reich et les manuels d’histoire nous auraient épargné ses grimaces et ses gesticulations.
Mais voici que je tombe sur ce papier très bien fait de l’investisseur Guy de la Fortelle, qui envoie dans les cordes, d’un seul uppercut, le tignasseux de plateau, agent du capital dont la frivolité intellectuelle dépasse le stade de simple travers de personnalité pour atteindre celui, fort gênant, d’incurable maladie mentale.

« Le fascisme, les banquiers, la bourgeoisie, la grande bourgeoisie. La guerre au service des affaires », par Guy de la Fortelle

Mon cher lecteur,
En janvier 1917, La Première Guerre mondiale fait rage.
L’offensive allemande de Verdun vient d’échouer. Les États-Unis ne sont pas encore entrés en guerre et le président Woodrow Wilson prononce un discours devant le Sénat américain en faveur d’une paix sans victoire.
Pourtant depuis 1916, John Pierpont Morgan Jr, figure tutélaire de la jeune Wall Street, finance massivement l’effort de guerre de l’Entente : 45 % des fournitures militaires de l’immense bataille de la Somme viennent directement des États-Unis ou sont achetées avec des dollars US. Au total les banques américaines prêteront 2 milliards de dollars à l’Entente, dont 500 millions rien que pour la France. […]

Suite de l’article sur le site de Bruno Bertez

Pour celles et ceux qui voudraient retrouver les aventures de Bernardo Ravioli, de sa compagne Kyrielle Exxone et de son compère Pepper Larbor (et d’autres encore), voir mon roman Cosmic Business sur amazon

Illustration : le banquier John Pierpont Morgan, soutien de l’Allemagne, ennemi de la France, conquérant de l’Europe.