« Venezuela: deux diplomates US expulsés et la vraie nature de “l’Amérique” », par Bruno Adrie

Deux diplomates étasuniens expulsés du Venezuela. Washington menace Caracas de représailles…

Pendant que les États-Unis fantasment sur l’immixtion de la Russie dans leurs affaires intérieures, les États-Unis s’immiscent très concrètement dans les affaires intérieures du Venezuela. Aux États-Unis, la main droite ignore ce que fait la main gauche et réciproquement. Du moins en apparence.

Les États-Unis, qui pratiquent l’expulsion de diplomates russes sous des prétextes fallacieux, ne comprennent officiellement pas que le président Maduro expulse des diplomates étasuniens coupables de machinations avérées.

La phraséologie diplomatique étasunienne est un conte à dormir debout destiné à des imbéciles dont on a du mal à croire qu’ils puissent exister. “Eppure, esistono” aurait pu s’écrier un Galilée passé de la rotation de la Terre aux rotatives de la presse.

En 1962, la bourgeoisie étasunienne reprochait à La Havane d’accueillir des rampes de lancement de missiles russes en même temps qu’elle installait ses propres fusées en Turquie. En 1973 puis en 1976, la bourgeoisie étasunienne, digérait sans un hoquet – sans doute grâce à une bonne lampée de whisky – les 3000 torturés et assassinés par Pinochet ainsi que les 30000 torturés et assassinés par Jorge Rafael Videla et les verdugos arrivés au pouvoir à Buenos Aires lors du coup d’Etat du 24 mars 1976.

Aujourd’hui, elle ne supporte pas qu’un président souverainiste soit élu démocratiquement au Venezuela malgré le chaos qu’elle s’est efforcée d’y installer.

Il est vraiment vital de ne plus écouter les sornettes de ces nantis ou bien de les écouter en ne les prenant pas pour argent comptant mais pour des symptômes révélateurs de l’idiotie qui règne dans leurs rangs.

Soyons graves lorsque nous les écoutons, graves comme des entomologistes penchés sur un nid grouillant d’insectes dont ils étudieraient le comportement repoussant. Car ces nantis ne sont que ça: de gros insectes tenaillés par une faim maladive et qui diffusent, en vue de l’interminable prolongation de leur festin sanglant, un suc chimiquement simpliste mais produit à haute dose et en continu afin de prédigérer la cervelle de leurs victimes en attente de succions et dévorations.

Ce suc se présente sous plusieurs variantes appelées New York Times, CNN, Fox ou NBC aux Etats-Unis et TF1, BFM, Europe1, RTL, Radio France dans notre beau pays. Inutile de prolonger l’inventaire car l’ennui gagnerait le lecteur.

Le seul antidote contre l’effet dissolvant de ce poison un et multiple, c’est d’apprendre à penser, à confronter la mémoire des faits passés aux mensonges aujourd’hui sécrétés par la glande hypertrophiée des propagandes. Il faut apprendre à bien regarder ces “Américains” qui donnent des leçons au monde entier tout en cherchant à nous faire oublier que leur pays a été, dès son origine, alimenté par un bain de sang qui ne s’est jamais interrompu et dans lequel ils s’ébrouent au nom de leur sacro-sainte sécurité qui n’est que leur sécurité dans le crime!

Observez donc ces gros insectes et leur comédie, observez-les bien ces grands bourgeois vulgaires et arrogants, rapaces et pleins de morgue, si peu imaginatifs, qui nous servent sans arrêt les mêmes mots, se désignent en permanence de nouveaux ennemis – il faut bien agiter le drapeau avant de le remuer dans les tripes des peuples conquis ! – et prétendent nous entraîner, nous qui pensons, dans les méandres sans surprises de leur fiction diplomatique ennuyeuse et monocorde.

Observez-les et essayez de ne pas rire. Vous pouvez les mépriser. L’avantage du mépris, c’est qu’il ne s’achète pas. Il est gratuit, il est donné et c’est eux qui vous offrent de vous y abonner!

Bruno Adrie

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