« Le Maire en première ligne contre la nouvelle Italie », par Bruno Bertez

J’ai écrit que dans la guerre contre le nouveau gouvernement eurosceptique et anti establishment italien la France serait en première ligne. Un peu comme elle l’a fait en Libye, comme exécuteur des basses oeuvres. Un peu comme dans le passé , certains avaient cru se faire bien voir par la délation et le zèle.

C’est exactement ce qui s’est passé, Bruno Le maire a pris son gros baton,  ce qui évite aux Allemands et à la BCE de se mettre en première ligne:

Bruno Le Maire  sur Europe 1 :

Si le nouveau gouvernement prend le risque de ne pas respecter ses engagements sur la dette , les déficits et le nettoyage des banques, la stabilité de toute la zone euro sera menacée.

Traduction pour le public: si le nouveau gouvernement ne plonge pas son pays dans la déflation la plus noire, alors la stabilité de la zone euro sera en danger! Car l’italie selon le carcan imposé doit se replonger volontairement dans la déflation  cette nécessité n’a été que différée pour des raisons de manipulation des élections.

Ce qui bien sur est à prendre comme … une menace.

Ce qui veut dire aussi: nous sommes tout à fait dans notre droit de lutter contre lui, pour ceux qui n’auraient pas compris.

On prépare le terrain.

Il est fini le temps ou la France essayait de faire alliance avec les Pays du Sud pour contrebalancer le Nord. Ce qui a longtemps été la doctrine du Parti Socialiste: on peut inflêchir, on peut changer les Allemands. Même Védrine semblait y croire encore.

L’illusion mensongère d’adoucir l’ordo-libéralisme austéritaire-autoritaire, est remise aux oubliettes, maintenant la France  se range du coté de ces ordo-autoritaires.

Hollande n’avait pas montré beaucoup de courage mais il pointait dans cette direction et recherchait une relative alliance/solidarité avec les Pays du Sud.

D’ailleurs à l’origine c’est pour cela que la France avait pesé pour l’intégration de l’Italie dans l’ensemble européen, pour avoir un contrepoids à la rigueur dominatrice allemande.

Ici c’est fini la France a choisi son camp et ceux qui rêvent encore d’une autre Europe moins ordo-libérale, moins austéritaire, moins autoritaire et plus démocratique ceux la recoivent le démenti que nous leur  avons toujours administré. Il n’y a pas de possibilité de faire entendre une voix plus raisonnable dans la construction européenne. Le macronisme c’est cela, c’est ce ralliement là.

A la déclaration de Bruno Le Maire Salvini a répondu : Les Italiens d’abord!

Bruno Bertez

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Photographie: Bruno Le Maire (source Wikipedia)