« Quand la République appartient aux dynasties bourgeoises et à leurs rejetons… », par Bruno Adrie

Au ministère du Travail, c’est Marc Ferracci, ami de 15 ans du président Trogneux (et même son témoin de mariage), HEC, docteur en économie, prof à Assas, qui supervise la mission de la ministre Pénicaud après avoir été le conseiller économique du candidat Printemps durant sa campagne présidentielle. Pendant ce temps, sa femme, Sophie Ferracci, surveille le travail d’Agnès Buzyn, dessus de cheminée au ministère des solidarités et de la santé. Elle sort aussi d’HEC et a été chef de cabinet de la poupée ’emmarchienne’ pendant sa campagne. Elle et son mari font partie des nombreux proches du ‘président-chef-des-armées’ disséminés par ce dernier dans tous les ministères afin de se garantir une obéissance au doigt et à l’oeil de toutes les branches de l’appareil d’État. C’est cette clique que Juan Branco a évoquée dans sa récente interview face à Aude Lancelin. François Ruffin a raison de dire que « l’Assemblée Nationale, c’est du flan », qu’elle est devenue une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement. On devrait même dire qu’elle n’est qu’un Guignol joué devant des électeurs infantilisés pendant que les proches de ‘Macron-maillot-de-foot’ tirent les ficelles depuis les couloirs soigneusement barricadés du deep state français. Ah, j’oubliais. Marc est le fils de Pierre Ferracci, un homme d’affaires, membre de la commission Attali, expert en politique sociale PDG du groupe de conseil Alpha dont il est le fondateur (papa est aussi le président du Paris Football Club depuis 2012 ainsi que le propriétaire de deux villas bâties sur un site protégé en Corse). Quand la République appartient aux dynasties bourgeoises et à ses rejetons, la République ne vaut pas plus qu’un pet de Pinochet. Banalité du mal, aussi banal que les bobines sursavonnées de ces profiteurs des quartiers chics.

Bruno Adrie