« Pénicaud la mal peignée, c’est pas un, c’est presque cinq millions », par Bruno Adrie

Formidable, cet article de 20 minutes qui révèle que Pénicaud a empoché 4,74 millions d’euros en trois ans, soit 266 années de salaire brut d’un smicard. Avec ce pactole, la ministre peignée à la serpillère va pouvoir s’offrir une perruque décente avant de continuer son oeuvre de destruction du monde du travail. Je dois dire que le mental de ce genre de personne reste un mystère pour moi. Accumuler autant d’argent en même temps qu’elle programme l’appauvrissement et même la paupérisation des salariés est un paradoxe que je ne m’explique pas. Comment s’arrange-t-elle avec les lambeaux de conscience qui peinent, nous n’en doutons pas, à émerger des replis squameux qui lui chiffonnent l’encéphale ? Comment cette emmarchienne à peau fripée par le feu dévorant des Avarices n’entrevoit-elle pas la contradiction profonde qui existe entre le traitement qu’elle prône pour les autres et celui qu’elle s’applique à elle-même ? Il faut qu’elle ait le cœur aussi sec qu’une bogue de châtaigne pour avoir accepté de prêter main forte au poker menteur d’une majorité qui a confié les clefs du grisby étatique à une clique de malfrats droitistes qui ne cachent même pas leur mépris de la dignité humaine. Il faut qu’elle soit bien griffue pour persévérer dans le rôle d’éventreur du code du travail que lui ont attribué ses maîtres monopolistes et agioteurs. Il faut qu’elle soit bien insensible pour ne pas éprouver la moindre pitié pour ceux et celles qu’elle s’apprête à agenouiller dans les eaux mortes de la pauvreté. Être riche est un dessèchement de l’âme, un dessèchement qui paraît sur sa face embaumée de sorcière satisfaite et bornée. Qu’elle est donc vilaine, cette polycopie souillon de la Margaret d’outre-Manche, de la dame à choucroute qui, avant d’abandonner ses restes faisandés aux vers gourmands du dernier festin, a, pendant toute une vie, léché et sucé goulûment la sueur et le sang des humbles.

Bruno Adrie