« Edouard, lécheur de guêtres et chenapan », par Bruno Adrie

Edouard Philippe en chenapan satisfait, le crâne dégarni et la mâchoire trempée dans le poil, a fait le tour du monde des places financières pour lécher les guêtres des banquiers et des patrons de fonds de pensions. Manifestement, aujourd’hui, un ministre est un homme qui prostitue le pays, vend les biens et le travail des Français aux agioteurs, à l’Argent, aux accapareurs, à ceux que De Gaulle appelait « les féodalités d’à-présent ». Mais où est-elle passée la conscience des ces personnages encostumés, ligotés par le mensonge et emballés dans les oripeaux de la trahison? Dans les journaux, c’est leur bassesse qu’on trouve photographiée tous les jours, c’est leurs embrouilles et leurs escroqueries que l’on commente. Il est beau notre pays confisqué par les milliardaires et dirigé par cette équipe de laquais arrogants logés derrière les colonnades et sous les frontons volés à l’Ancien Régime. On a beau y avoir gravé « Liberté, Egalité, Fraternité » après une révolution manquée, ça n’a pas empêché les bénéfices de la noblesse d’argent du CAC40 de passer de 55 à 77 milliards entre 2015 et 2016, soit une augmentation de 40% pendant que le chômage et la précarité n’ont cessé de gagner du terrain. Il peut être fier, Edouard le lécheur de guêtres, et il peut continuer de nous marcher sur la tête avec les escarpins à talons hauts que ses maîtres lui ont ordonné d’enfiler avec le reste de sa livrée.

Bruno Adrie