« Trompeuses élections pour Manuel Zelaya: un bien triste anniversaire », par Bruno Adrie

Comme le rappelle teleSUR English, le 28 juin 2009, « le président démocratiquement élu du Honduras, Manuel Zelaya, a été évincé et exilé lors d’un coup d’Etat militaire. Les élites capitalistes des pays d’Amérique Centrale, avec le soutien des Etats-Unis, se sont arrangées pour renverser le gouvernement de gauche de Zelaya parce qu’il gênait leurs intérêts. Après le coup d’Etat, le Honduras est devenu un des pays les plus violents et les plus instables du monde. » Voici donc ce qui se passe dans une République bananière, lorsque les électeurs refusent le Hollande, le Fillon, le Hamon ou le Macron local, c’est-à-dire le porte-parole du capitalisme de plus violent sur le plan économique, bien entendu emballé dans les oripeaux hypocrites d’un suffrage universel supposé empêcher toute possibilité de changement. En France, pas besoin de se fâcher puisque la grande majorité passe sa vie à se chercher une identité dans les tas d’ordures qui miroitent sous les soleils empuantis de la société de consommation et n’ont, de ce fait, aucune conscience des urgentes réalités qui les touchent.
Bruno Adrie
Photographie : Manuel Zelaya chassé su Congrès par les militaires