« L’Europe comme quatrième Reich », par Bruno Adrie

Tous les eurolâtres et tous les macroniens devraient lire le remarquable essai d’Yvonne Bollman intitulé Ce que veut l’Allemagne (Bartillat, 2003). A la page 11, elle y cite ce propos tenu par Klaus Kinkel alors qu’il était ministre des Affaires Etrangères en 1993 soit un an après la signature du Traité de Maastricht. En bâtissant l’Europe, Klaus Kinkel prétendait « accomplir quelque chose en quoi nous avons échoué à deux reprises (sic) et qui est, en harmonie avec nos voisins, de trouver le rôle correspondant à nos souhaits et à notre potentiel » (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 19 mars 1993). Des propos absolument pas contredits par son successeur Joshka Fischer qui écrit en 1995, de façon encore plus directe : « Est ce que l’Allemagne va enfin obtenir ce que le monde lui a refusé au cours des deux dernières guerres mondiales (re-sic), c’est-à-dire une sorte d’hégémonie douce sur l’Europe, résultat de son poids, de sa position géopolitique, de sa puissance industrielle? » (Cité dans Bastille République Nation, Le journal, 30 janvier 2001).

Alors, à tous les eurolâtres et à tous les macroniens, je souhaite un belle hégémonie douce, une belle paix proportionnée aux souhaits et au potentiel de l’Allemagne, un avenir radieux centré sur le poids, la position géopolitique et la puissance industrielle du bienveillant voisin dont aujourd’hui le docteur Schäuble est, sans aucun doute, une des plus parfaites allégories, l’autre ayant disparu avec casquette et moustache dans les décombres de Berlin le 30 avril 1945.

Alors, En Marche!

Bruno Adrie