« Goulard, démissionnaire de longue date de la patrie », par Bruno Adrie

Le JDD nous apprend le motif de la démission de Sylvie Goulard de son poste de ministre de la défense: l’éphémère ministre craignait des révélations du Canard enchaîné au sujet du fait qu’elle avait été « rémunérée pendant deux ans par un think tank américain ». L’Institut Berggruen l’a, en effet, employée comme conseiller spécial pour un revenu de 10000 dollars mensuels qui venaient s’ajouter à sa rémunération de députée européenne. Comme le rappelle le JDD, « l’institut Berggruen, dont le siège est en Californie, est une organisation à but non lucratif chargée de ‘réfléchir aux systèmes de gouvernance‘ ». La gouvernance étant un moyen de déposséder l’Etat de ses initiatives et de remplacer la société des individus par une société dite « civile » mais majoritairement ou uniquement représentée par les banques et les multinationales, on comprend parfaitement dans quel camp se situe cette cadre du MoDem passée ministre d’une République en Marche tout droit vers le précipice, une chute vertigineuse étant l’unique rétribution que nous tirerons de notre soumission à Washington.
Où l’on constate une fois de plus que les pseudopodes des réseaux atlantistes ont pénétré le tissu vital de la nation et que la France n’est plus qu’une colonie de l’élite pillarde (en langage politiquement correct, ‘mondialiste’) nord-américaine.
Pour qui voudrait observer un des plus parfaits aboutissements de l’application au réel du modèle de la gouvernance, il suffit de lire l’ouvrage d’Alain Deneault précisément intitulé La gouvernance dans lequel l’auteur se penche en détail sur le cas de Haïti qui est absolument révélateur de ce que peut produire l’intelligence au service du profit sans but qui est l’unique et apparente transcendance que peuvent se payer les pouilleux cousus d’or qui laissent traîner leurs sales pattes fureteuses dans les affaires du monde qui, au fond, ne les regardent pas.
Bruno Adrie

Photographie : Sylvie Goulard sussurrant des conseils spéciaux et hautement rémunérés à l’oreille de l’héritier Nicolas Berggruen, fils du richissime marchand d’art Heinz Berggruen.