« Brzezinski, l’OTAN, l’Elysée et les abîmes nord-atlantiques », par Bruno Adrie

Les Etats-Unis, c’est d’abord une élite dominatrice, celle du Manifest Destiny, qui a tout fait pour dominer le monde… par l’agression, l’invasion, les coups tordus afin d’obtenir toujours, au bout du compte, une unique chose, le droit de piller. M. Brzezinski n’a fait que promouvoir ce bas projet établi par de vulgaires pirates (ceux de Wall Street et du Council on Foreign Relations) qui l’ont placé aux premières loges de la diplomatie parce qu’en bon limier, il les servait. Or Brzezinski a toujours été petit et ses livres petits comme lui, peu profonds. Leur seul intérêt a été d’être un étalage supplémentaire du double langage moralo-pragmatique qui a toujours servi de justification aux nantis à nuques raides étasuniens qui n’ont fait que mettre du droit dans leurs propres crimes et du crime dans le droit des peuples à se débarrasser de leur emprise obstinée. Que cette Amérique-là, celle des Brzezinski et des Rockefeller, puisse prétendre maintenir l’OTAN vissée à l’Europe sous prétexte de la protéger de la Russie, est la plus vaste rigolade jamais avalée par les gosiers étranglés des crédules. Et aujourd’hui, nous pouvons être certain d’une chose: ce n’est pas parce qu’il s’est doté d’un paillasson bien brossé et d’un porte-manteau Vuitton maigrelet que l’Elysée changera quelque chose à cette comédie, bien au contraire. Et les lâches qui ont saccagé la tombe du général de Gaulle en savaient sans doute quelque chose. Ils auront voulu marquer, par un acte d’une grande vérité symbolique, le tournant définitif qui va voir le vaisseau France se disloquer et sombrer, tripes ouvertes, dans les abîmes nord-atlantiques.

Bruno Adrie