« Onfray chez Polony », par Bruno Adrie

Facebook. Onfray chez Polony, accoudé au bar, chemise blanche, col ouvert, pull noir pour qu’on voie bien sa tête de vieille chouette aux tempes ébourriffées. Je ne l’écoute même pas car en matière de pensée hétérodoxe, je ne me tourne que vers des voix légitimes, des premières mains, des gens qui savent et dont les propos s’appuient sur une pratique et des connaissances, et pas sur la notoriété (volée) d’un essayiste besogneux, demi-rustre et demi-mondain, c’est-à-dire sur du courant d’air. Je ne l’écoute pas mais j’écris le commentaire suivant: « Onfray ou le sérieux croquignolesque en marche! Tous les prétextes sont bons pour vendre sa poire aux médias. Et si la contestation rapporte, alors contestons! L’arrivisme permanent dans toute sa triste médiocrité! » Alors quand un onfrayen, un de ces égarés qui le voient comme un totem, tombe là-dessus, c’est la colère, le mépris, l’invective, le crachat. Je ne réponds pas, je ne parle pas aux onfrayens. Ce serait inutile et trop fatigant.