« Le coup d’Etat permanent et progressif de l’OCDE », par Bruno Adrie

Sur le site du CADTM, Eric Toussaint nous révèle que l’OCDE fournit un guide de mise en place de mesures antipopulaires d’austérité. Une liste de modes opératoires qui doivent permettre d’augmenter la rente des plus riches en faisant sauter les verrous démocratiques qui protègent les populations. Il serait temps que les Français se rendent compte du fait que des instances technocratiques internationales développent depuis maintenant plusieurs décennies un coup d’Etat progressif et permanent qui passe par la mise en place de la politique des caisses vides (Sébastien Guex, pdf ici) et la dépossession de l’Etat de tous ses biens et privilèges au profit d’une classe puissante et accapareuse. 

Exemple:

On peut recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. (voir l’article de Eric Toussaint)

Un cynisme affiché qui néanmoins passe inaperçu derrière le rideau de fumée tendu par les laquais au pas lourd des médias de masse, ces laquais que certains osent encore appeler des journalistes : les Pujadas, les Bouleau, les Ferrari, les Calvi, les Aphatie, les Cohen et j’en passe car la liste est longue des menteurs qui mentent à répétition pour mieux précipiter la fin d’une démocratie qui ne les sert pas et qu’ils ne veulent pas servir. 

Qui a dit que nous vivions en période de paix? Il faut balayer cette illusion car c’est la guerre.