« Macron: ‘Je ne suis l’otage de personne et je ne sers personne' », par Bruno Adrie

Macron: « Je ne suis l’otage de personne et je ne sers personne ». Cette simple phrase prononcée par Emmanuel Macron devant François Ruffin sur le plateau de « l’Emission politique » diffusée jeudi 6 avril sur France 2, devrait suffire pour faire comprendre aux Français, même à ceux qui bêlent en attendant d’être tondus jusqu’à avoir les flancs couverts de sang, que Macron est une petite canaille rouée. Comment ne pas rire, d’un rire rageur, lorsqu’il déroule ses zigzags, ses ambages et ses circonlocutions devant un François Ruffin qui réussit à le faire sortir de ses gonds en lui demandant combien de milliards il compte donner au CAC40 une fois élu. Macron c’est le nom d’un serpent, d’un serpent qui zozote en rampant et qui se tortille pour qu’on ne l’attrape pas, d’un serpent qui dessine des S entre les herbes folles du mensonge. Et son sourire, c’est celui que la Trahison, cette synthèse de tous les venins figés, a dessiné sur sa face efféminée et pointue où la poudre, étalée au pinceau, dissimule à peine les écailles du reptile.

« Il ne suffit pas d’avoir raison contre l’Erreur, mais d’en avoir raison », a écrit Georges Bernanos. Ce n’est pas avec la langue qu’on parle au serpent M. Ruffin, mais avec le talon.

L’entrevue Ruffin-Macron sur Youtube