« La politique des despotes, des traîtres et des affameurs », par Bruno Adrie

La prétendue attaque au gaz menée par l’Etat syrien contre les habitants d’Idlib nous rappelle que les Etats-Unis et leurs alliés ne lâcheront jamais Assad. Ils fabriqueront tous les prétextes possibles pour justifier de nouvelles interventions. Et les médias dominants joueront leur rôle de propagandistes jusqu’au bout. La machine infernale est lancée et rien ne pourra l’arrêter. C’est une effrayante réalité.
Nous vivons dans une crise économique qui fait se tourner tout l’Occident, toutes les élites occidentales soumises aux rapaces étasuniens du Council on Foreign Relations (ceux-là mêmes qui avaient choisi la charognarde et délirante Clinton comme porte étendard) vers une interminable guerre de pillage qui seule permettra de maintenir ou d’accroître les revenus de l’hyperclasse accapareuse qui se paie nos politiques, fourre sa pyorrhée verbale dans les tuyaux à déjections des télés radios et journaux à la botte et nous mord dans la viande à grands coups de dents, à grands coups de lois acérées et de décrets affutés, à grands coups de matraques bien dures aussi, en attendant les coups de fusils et les coups d’Etats.
Cette hyperclasse qui ne parvient à recréer un semblant d’unité – médiatisée – que lorsque l’ennemi frappe les nations, cet ennemi mystérieux et insaisissable qui vise toujours les innocents et laisse intacts les despotes, les traîtres et les affameurs.
Bruno Adrie
Image: Gravure de Steinlein parue dans La Feuille de Zo d’Axa en 1898.