« Macron, Servier et Mourad-Frères », par Bruno Adrie

Jean-Jacques Mourad, frère de l’ex-banquier ami de Macron et ami de Drahi Bernard Mourad, vient de démissionner de l’équipe santé du mouvement En Marche (arrière)! compte tenu de la récente révélation des liens d’intérêt qui l’unissent au laboratoire Servier. Comme le souligne François Béguin dans l’édition du 7 mars de ‘L’Humanité’, Emmanuel Macron avait récemment proposé, « de mieux rembourser les médicaments contre l’hypertension artérielle sévère, spécialité de M. Mourad et marché important pour Servier. » On y apprend que de janvier 2013 à juin 2016, Jean-Jacques Mourad a réalisé plus de 60 interventions pour Servier qui lui a versé sur cette période « 80 000 euros de frais de restaurant et de transport ».
La seule présence des frères Mourad suffit à faire apparaître le mouvement macronien comme une sorte d’European Round Table ou de Transatlantic Business Dialogue à la française.
Il est fort à parier que si Macron était élu président, la France n’aurait plus besoin de recevoir des ordres de Bruxelles (où des lobbyistes déguisés en experts fourguent des projets de lois rédigés dans l’intérêt du grand capital).
Etant une sorte d’avatar de la Commission européenne, une figurine porteuse de tous les germes fabriqués et diffusés par le conseil d’administration de l’Europe Inc, Macron parlerait spontanément et automatiquement en son nom et continuerait d’inoculer aux Français le staphylocoque d’une dette fabriquée de toutes pièces pour grossir la rente des ladres qui confondent leur business avec l’économie et qui glissent au passage des paquets de biffetons dans la poche poitrine des traîtres en costard qui trouvent qu’il est de bon ton de jouer les intermédiaires-collabos.

Bruno Adrie

Voir aussi  concernant Bernard Mourad:

 «Avec ‘Mourad & Macron’, pas de mouron»