« Pensée profonde Macron: un exemple », par Bruno Adrie

Mais comment va le monde? Pourquoi va-t-il comme ça? Qui l’a voulu? Autant de questions que Macron, l’apprenti démarcheur mondialiste, ne se pose pas.
Détruire l’Etat, en faire un partenaire parmi d’autres dans le grand théâtre néolibéral, amène nécessairement à remettre en cause le statut de ses serviteurs. Pour Macron, ses patrons, ses semblables et ses suiveurs, ceux qui bouffent à sa table, sous sa table ou qui ne bouffent que ses mots, c’est-à-dire du vent, l’Etat doit fléchir devant les banques, les fonds d’investissements et les multinationales, ces structures pillardes et prédatrices qu’il appelle « l’entreprise » pour bien rouler dans la farine les petits patrons, les libéraux par principe, les étudiants d’écoles de commerce qui savent tout, les petits cadres machiavéliques, les décideurs de rien et tous ceux qui se croient arrivés au sommet alors qu’ils sortent à peine d’un égout dans lequel les « réformes » de Fillon ou d’En Marche! les feront vite retomber.
Ses clients, ce sont les petits parvenus, les décrottés, comme lui, de la veille, ceux dont le but n’est que de vivre en costard, au volant d’une berline ou d’un 4×4, bien coiffés, poudrés, manucurés, proprets, frottés à la lingette, le regard noyé dans le rétroviseur et le boyau heureux, grondant d’échos profonds, gastronomiques.
Car elle est là, chez Macron: la profondeur est dans le boyau.
Bruno Adrie