« La propagande, les propagandables et les propagandés », par Bruno Adrie

En observant bien autour de soi et en écoutant attentivement, on perçoit très vite l’inculture politique et la naïveté de nos contemporains, quand ce n’est pas leur besoin de croire en n’importe quoi. L’heure est la paresse intellectuelle, à l’ignorance (de ses propres intérêts) et aux phrases prêtes-à-porter. Ça me scandalise et je me dis que dans la dénonciation qu’on fait des propagandes, on oublie toujours le propagandé. Et le problème du propagandé, c’est qu’il est tellement propagandable qu’on peut se demander si les propagandes ne trouvent pas en lui la cause première de leur surgissement. Il me semble qu’il est, de facto, leur « perpetuum mobile ».