« Valls est mort », par Bruno Adrie

Valls est mort, Hamon ne ressemble à rien sauf à une pub pour Décathlon, les amis de Macron doivent donc se frotter les mains. Je ne parle pas seulement des grand promoteurs de la démocratie qui l’accompagnent dans sa marche pour tout dire débile (on pourrait citer l’arrogant François Patriat ou le prétentieux Benjamin Griveaux qu’on a pu voir systématiquement couper la parole à la sociologue Monique Pinçon-Charlot dans une émission sur LCP), mais aussi de ceux qui l’on mis sur le rail pour qu’il fasse advenir, sous une forme radieuse et prétendument innovante – révolutionnaire, disent-il – une contre-révolution conservatrice qui donnerait les pleins pouvoirs aux forces d’une finance prédatrice et sans frontières avec laquelle il a depuis bien longtemps signé un pacte. Le jeune vieillard psychorigide Macron, le morveux en costard mérité et payé cash grâce à son travail doit déjà se voir (et le troupeau de crapules qui meuglent en lui reniflant les chausses avec) au deuxième tour face à Marine Le Pen, c’est-à-dire président. Il ne mérite qu’une chose, c’est que Mélenchon* lui cloue le bec, que les Français, enfin réveillés de leur hypnose, l’écartent d’un parcours dans lequel il fait figure d’outsider, de parvenu, et de petit c… prétentieux. Etre représenté par ça serait pire pour moi que le retour de Sarkozy.
Ce n’est pas peu dire…

Bruno Adrie

*Je précise que Mélenchon n’est pas assez radical pour moi mais qu’il a le mérite d’être le seul qui semble doté d’un certain poids électoral pour faire face à la catastrophe. Et j’ai beaucoup de respect pour ceux, désintéressés et actifs, qui se sont dévoués pour sa campagne.