Le rapport du comité sur la dette publique du parlement grec, en anglais

Executive summary excerpt

« The research of the Committee presented in this preliminary report sheds light on the fact that the entire adjustment programme, to which Greece has been subjugated, was and remains a politically orientated programme.

All the evidence we present in this report shows that Greece not only does not have the ability to pay this debt, but also should not pay this debt first and foremost because the debt emerging from the Troika’s arrangements is a direct infringement on the fun- damental human rights of the residents of Greece. Hence, we came to the conclusion that Greece should not pay this debt because it is illegal, illegitimate, and odious.

It has also come to the understanding of the Committee that the unsustainability of the Greek public debt was evident from the outset to the international creditors, the Greek authorities, and the corporate media. Yet, the Greek authorities, together with some other governments in the EU, conspired against the restructuring of public debt in 2010 in order to protect financial institutions. The corporate media hid the truth from the public by depicting a situation in which the bailout was argued to benefit Greece, whilst spinning a narrative intended to portray the population as deservers of their own wrongdoings.

Bailout funds provided in both programmes of 2010 and 2012 have been externally managed through complicated schemes, preventing any fiscal autonomy. The use of the bailout money is strictly dictated by the creditors, and so, it is revealing that less than 10% of these funds have been destined to the government’s current expenditure. »


Extrait du résumé

« La recherche du Comité présentée dans ce rapport préliminaire met en évidence le fait que tout le programme d’ajustement auquel la Grèce a été soumise, a été et reste un programme orienté politiquement.

Toutes les preuves que nous présentons dans ce rapport montrent que la Grèce n’a, non seulement, pas la capacité de payer cette dette, mais aussi qu’elle ne devrait pas payer cette dette avant tout parce la dette issue des arrangements de la Troïka constitue une violation directe des droits humains fondamentaux des habitants de la Grèce. Nous en avons tiré la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

Le Comité a aussi compris que le caractère insoutenable de la dette grecque était évident dès le départ pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les médias privés. En dépit de cela, les autorités grecques, avec d’autres gouvernements de l’Union européenne, ont conspiré contre la restructuration de la dette publique en 2010 dans le but de protéger les institutions financières. Les médias privés ont caché la vérité au public en décrivant une situation dans laquelle le sauvetage financier était présenté comme favorable à la Grèce tout en élaborant une explication dans laquelle les populations étaient décrites comme récoltant les fruits de leurs propres méfaits.

Les plans de sauvetage fournis dans les deux programmes de 2010 et 2012 ont été élaborés à l’extérieur sur la base de modèles compliqués qui interdisent toute autonomie fiscale. L’utilisation de l’argent des plans de sauvetage a été strictement imposée par les créanciers, et par conséquent, il est révélateur que moins de 10% de ces fonds aient été destinés aux dépenses courantes du gouvernement. »

Le rapport au format pdf (64 pages) : Truth Committee on Public Debt